Toile_001 LAURENCE ROUBY - 


LAURENCE ROUBY
AMATEUR
84810
AUBIGNAN
lorubis@free.fr



 
" J’ai fait aujourd’hui une ascension sur la plus haute montagne de cette contrée que l’on nomme 
avec raison le Ventoux, guidé uniquement par le désir de voir la hauteur extraordinaire du lieu… 
que l’on découvre au loin de toutes parts, est presque toujours devant les yeux… 
Cette montagne est une masse de terre rocheuse taillée à pic et presque inaccessible... 
Le pic le plus élevé est nommé par les paysans le Fieux : j’ignore pourquoi, à moins que ce ne soit 
par antiphrase, comme cela arrive quelquefois, car il paraît véritablement le père de toutes les montagnes voisines. 
Au sommet de ce pic est un petit plateau… Tout d’abord frappé du souffle inaccoutumé de l’air et de la vaste étendue 
du spectacle, je restai immobile de stupeur. Je regarde ; les nuages étaient sous mes pieds… Je dirige ensuite 
mes regards vers la partie de l’Italie où mon cœur incline le plus. Les Alpes debout et couvertes de neiges… 
me parurent tout près de moi, quoiqu’elles fussent à une grande distance.
On n’aperçoit pas de là la cime des Pyrénées, ces limites de la France et de l’Espagne, non qu’il y ait 
quelque obstacle que je sache, mais uniquement à cause de la faiblesse de la vue humaine. 
On voyait très bien à droite les montagnes de la province Lyonnaise, et à gauche la mer de Marseille
 et celle qui baigne Aigues-Mortes, distantes de quelques jours de marche. Le Rhône était sous nos yeux.
Comme dit Ovide : « C’est peu de vouloir ; pour posséder une chose, il faut la désirer vivement. » 
Extrait de « Mon ascension sur le Mont Ventoux » Pétrarque – 26 avril 1335, LETTRES FAMILIÈRES, IV, I) "
 
 
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" J’ai fait aujourd’hui une ascension sur la plus haute montagne de cette contrée que l’on nomme

avec raison le Ventoux, guidé uniquement par le désir de voir la hauteur extraordinaire du lieu…

que l’on découvre au loin de toutes parts, est presque toujours devant les yeux…

Cette montagne est une masse de terre rocheuse taillée à pic et presque inaccessible...

Le pic le plus élevé est nommé par les paysans le Fieux : j’ignore pourquoi, à moins que ce ne soit

par antiphrase, comme cela arrive quelquefois, car il paraît véritablement le père de toutes les montagnes voisines.

Au sommet de ce pic est un petit plateau… Tout d’abord frappé du souffle inaccoutumé de l’air et de la vaste étendue

du spectacle, je restai immobile de stupeur. Je regarde ; les nuages étaient sous mes pieds… Je dirige ensuite

mes regards vers la partie de l’Italie où mon cœur incline le plus. Les Alpes debout et couvertes de neiges…

me parurent tout près de moi, quoiqu’elles fussent à une grande distance.

On n’aperçoit pas de là la cime des Pyrénées, ces limites de la France et de l’Espagne, non qu’il y ait

quelque obstacle que je sache, mais uniquement à cause de la faiblesse de la vue humaine.

On voyait très bien à droite les montagnes de la province Lyonnaise, et à gauche la mer de Marseille

et celle qui baigne Aigues-Mortes, distantes de quelques jours de marche. Le Rhône était sous nos yeux.

Comme dit Ovide : « C’est peu de vouloir ; pour posséder une chose, il faut la désirer vivement. »

Extrait de « Mon ascension sur le Mont Ventoux » Pétrarque – 26 avril 1335, LETTRES FAMILIÈRES, IV, I) "